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abcdaire du papier

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◦    ABRASIVITE DU PAPIER

Défaut du papier qui endommage par frottement les surfaces avec lesquelles il entre en contact. Ce défaut est particulièrement nuisible pendant l'impression, car il provoque la rayure des plaques, du blanchet, des cylindres, etc. L'abrasivité est provoquée par des charges particulières présentes dans le papier ayant une granulométrie grossière et pointue. Pour contrôler le degré d'abrasivité, il existe des instruments spéciaux : l'abrasimètre Taber, l'abrasimètre Bekk et l'abrasimètre Pack.

◦    ABSORPTION DE L'HUMIDITE
Phénomène par lequel le papier augmente son propre contenu en eau lorsque le taux d'humidité relative ambiant est supérieur à celui du papier.

◦    ABSORPTION DES LIQUIDES

Détermination de la capacité d'absorption du papier placé en contact avec des liquides (eau, huile, encres) pendant une durée déterminée.

◦    ACIDITE DU PAPIER

C'est la capacité du papier à rendre acide ou alcaline l'eau avec laquelle il entre en contact. L'acidité/alcalinité du papier se calcule en mesurant le pH sur l'extrait aqueux du papier même.

◦    ALCALINITE DU PAPIER
C'est la capacité du papier à rendre acide ou alcaline l'eau avec laquelle il entre en contact. L'acidité/alcalinité du papier se calcule en mesurant le pH sur l'extrait aqueux du papier même.

◦    ALIGNEMENT DU PAPIER
Alignement des feuilles de papier d'un même format pour obtenir des rames ou des piles avec des bords parfaitement alignés. L'opération peut s'effectuer manuellement ou mécaniquement pendant la découpe du papier.

◦    ALLONGEMENT

C'est la déformation dimensionnelle du papier sous traction. Elle se mesure avec un dynamomètre en soumettant une bande de papier (15 mm de largeur et 100 mm de longueur) à une force de traction. Avec le dynamomètre on calcule l'allongement au point de rupture de la bande, on obtient ainsi la mesure de l'allongement à la rupture. La valeur s'exprime en pourcentage sur la longueur originaire de la bande. Cette mesure doit toujours indiquer le sens des fibres (machine ou travers).

◦    ALLONGEMENT DES BORDS (BORDS FLOTTANTS)

Défaut du papier dû à une dilatation dimensionnelle d'une zone du ruban/feuille de papier. Le défaut peut dépendre d'une non-uniformité du profil de pressage et/ou d'un écrasement du ruban de papier, ou à une non-uniformité du taux d'humidité pendant la fabrication. Le même effet se produit lorsque les amorces du rouleau ou les bords des feuilles du papier empilé absorbent ou rejettent de l'humidité à la suite d'un changement des conditions hygrométriques ambiantes par rapport à l'humidité du papier (bords flottants).

◦    ÂME DU CARTON LEGER

Partie interne du carton léger/carton, formée de 3 ou plus couches, dont la composition fibreuse et/ou les caractéristiques sont différentes des deux faces externes.

◦    ÂME DU ROULEAU

Tube en carton autour duquel le papier s'enroule pour le bobinage, de façon à former un rouleau.

◦    AMORCE MOLLE DU ROULEAU

Défaut du rouleau de papier lorsque l'une ou les deux amorces cèdent sous la pression, tandis que le reste du rouleau est compact.

◦    ANALYSE CHIMIQUE

C'est l'ensemble des procédés chimiques pour déterminer la composition du papier et l'état chimique de la masse fibreuse.

◦    ANALYSE MICROSCOPIQUE

C'est l'ensemble des contrôles faits avec un microscope pour examiner le papier. A travers le microscope, on observe les dimensions des fibres, la structure de la pâte, la section de la feuille, la surface du papier, la nature de certains défauts et d'autres particularités invisible à l'oeil nu.

◦    ANISOTROPIE DU PAPIER

C'est l'ensemble des caractéristiques et des comportements du papier dus à l'orientation des fibres dans la feuille. Pendant la fabrication du papier les fibres de cellulose se disposent de façon aléatoire, mais tendanciellement parallèles à la direction de la machine. Pour ce motif les caractéristiques physiques et mécaniques du papier sont différentes selon la direction de la feuille (résistance à la traction, rigidité, résistance à la déchirure, allongement et rétrécissement, etc.).

◦    ARRACHAGE SUPERFICIEL DU PAPIER
Défaut dû à une insuffisance de cohésion de la masse fibreuse. Cf. picking.

◦    AZURAGE
Méthode employée dans l'industrie papetière consistant à teinter un tissu ou un papier, à l'aide d'un colorant généralement bleu ou violet, le plus souvent pour renforcer l'impression de blancheur.

◦    BALLERINO

""Cfr. cylindre egoutteur""

◦    BANDE HUMIDE

Défaut présent sur les rouleaux (bobines) de papier dû à une ou plusieurs bandes du rouleau plus humide. Les causes plus fréquentes sont la présence de feutres sales, de presses qui n'ont pas été bien rectifiées ou de cylindres sécheurs avec des feutres sales ou qui n'ont pas été uniformément chauffés.

◦    BANDE MOLLE

Défaut présent sur les rouleaux (bobines) de papier dû à une bande du rouleau plus lâche à la compression (molle). Il est dû au fait que le tapis de papier présente à cet endroit une longueur de moindre épaisseur. En se superposant, les nombreux enroulements de la feuille donnent origine à une bande moins compacte.

◦    BARBES
Présence de « barbes » ou de fibres de cellulose sur la cloison d'un paquet ou une pile de feuilles.

◦    BLANC DU PAPIER
Indique la teinte du papier. Plus le blanc est neutre et plus le papier est blanc, mais l'oeil humain apprécie mieux le blanc avec une nuance légère de bleu-violet plutôt que le blanc naturel.

◦    BLANCHIMENT OPTIQUE DU PAPIER
Procédé pour rehausser le degré de blanc du papier. Ce résultat s'obtient en ajoutant dans la pâte ou en surface de petites quantités de produits appelés correcteurs ou blanchisseurs optiques, qui font apprécier le papier comme plus blanc par l'oeil humain.

◦    BOBINAGE DU PAPIER

Opération consistant à enrouler le ruban de papier sur un cylindre ou un mandrin de carton. Ruban provenant de l'enrouleuse de la machine en continu ou d'autres machines pour des opérations successives (coucheuse, calandre, gaufreuse).

◦    BOBINAGE LACHE
Inconvénient lorsque le papier n'est pas assez tendu sur la bobine. Un "rouleau lâche" peut se déformer pendant sa manipulation ou devenir un "rouleau ovalisé".

◦    BOBINE DE PAPIER

Bande continue de papier ou de carton enroulé sur un cylindre ou mandrin. Dans l'usage courant le mot "bobine" est synonyme de "rouleau".

◦    BOBINEUSE

Machine utilisée pour le bobinage du papier.

◦    BORDS NON ROGNES
Bords du papier qui n'ont pas été rognés ou qui ne sont pas parfaitement rognés.

◦    BORDS OU CENTRE MOUS DU PAPIER EN ROULEAU

Défaut qui se manifeste en déroulant un rouleau dont les bords ou le centre sont mous (cf. allongement du papier). Dans ces conditions, la tension exercée sur le ruban de papier se concentre sur les parties compactes. Les parties molles ne sont donc pas tendues et vibrent fortement pendant le déroulement et peuvent parfois provoquer la rupture du ruban.

◦    BOUCHE D'ENTREE
C'est l'ouverture de la caisse de tête à travers laquelle la pâte afflue sur la toile de la table de formation. Cette ouverture est délimitée par une lèvre supérieure et une lèvre inférieure.

◦    BOURSOUFLURE DU PAPIER
Défaut du papier en raison de la présence de bulles de vapeur ou d'air dans la masse fibreuse.

◦    BRILLANCE

Caractéristique optique superficielle du papier qui s'évalue par son aptitude à réémettre la lumière reçue sur l'ensemble du spectre visible.

◦    BRILLANCE DU PAPIER (GLOSS)
C'est la propriété de la surface du papier à réfléchir la lumière incidente. Le degré de brillance mesure la différence entre l'angle d'incidence de la lumière et l'angle avec lequel cette lumière est réfléchie. La brillance du papier est généralement étroitement liée à son lissé : le papier très brillant est aussi très lisse, mais le papier très lisse n'est pas toujours brillant. Les imprimeurs apprécient beaucoup le papier brillant car il permet des rendus d'impression de très grande qualité. La brillance est particulièrement mise en valeur avec des papiers couchés et cast-coated.

◦    BUBBLE COATING

Procédé de couchage particulier du papier consistant à créer un effet irrégulier par application sur le support d'une sauce de couchage contenant un nombre élevé de bulles d'air.

◦    BULLAGE
Formation de bulles sur la surface du papier après le couchage ou l'impression.

◦    CAISSE DE TETE

Partie importante de la machine en continu pour la fabrication du papier. Elle est située au début de la table de formation et reçoit la suspension aqueuse de fibres (1% environ de sec) en provenance des épurateurs, puis la distribue le plus uniformément possible sur la toile de formation.

◦    CALANDRAGE

Traitement mécanique auquel est soumis le papier pour le satiner et améliorer son lissé. Le calandrage s'effectue avec une calandre.

◦    CALIBRAGE DU PAPIER
Opération consistant à donner à la feuille de papier ou de carton une épaisseur établie et régulière à travers une calibreuse.

◦    CASSES DE FABRICATION

Déchets de papier qui se forment pendant la fabrication.

◦    CENDRES

C'est le résidu du papier après sa combustion complète. Les cendres indiquent la quantité de substances minérales de charge (kaolin, carbonate de calcium, talc, etc.) présents dans le papier. Le contenu de cendres est exprimé en pourcentage sur le poids du papier analysé.

◦    CHARGE DE RUPTURE
Charge nécessaire pour la rupture d'une bande de papier par traction. Elle se mesure avec un dynamomètre en soumettant une bande de papier (15 mm de largeur) à une force de traction de rupture (charge de rupture). La valeur est exprimée en kg/force et il faut toujours indiquer la direction de la fibre à laquelle la mesure se réfère (machine ou travers).

◦    CHUTES
Bandes de papier qui sont éliminées pendant les opérations de conditionnement du papier (bobinage et/ou coupe).

◦    CIRES DENNISON (PICK TEST)

Test permettant de mesurer la cohésion de surface du papier. On utilise une série de bâtonnets de cire/résine numérotés, dont le pouvoir adhésif croît avec le numéro qui distingue chaque bâtonnet.

◦    CLOQUAGE DU PAPIER
Défaut du papier lorsqu'il présente des cloques sur la surface de la feuille.

◦    CLOQUE

Déformation circulaire ou ovale localisée sur une feuille de papier due à un rétrécissement non uniforme de la feuille en phase de séchage.

◦    COBB

Appareil servant à calculer le degré d'absorption d'eau par le papier. L'absorption s'exprime en grammes d'eau par m² absorbés par le papier pendant une durée déterminée.

◦    COLLAGE DU PAPIER

Addition dans la masse ou à la surface du papier d'un produit qui va supprimer le caractère hydrophile de la cellulose et donc permettre l'écriture, l'impression sans transpercement ou perte de définition. Le collage s'effectue généralement avec des substances appelées produits de collage pour papier.

◦    COLORATION DU PAPIER
Procédé qui s'effectue dans la pâte (coloration dans la masse) ou en surface (coloration en surface) pour colorer et/ou ajuster la couleur du papier.

◦    COMPRESSIBILITE DU PAPIER

Propriété du papier de se comprimer sous une pression exercée perpendiculairement au plan de la feuille (cf. résistance à la compression). Le papier pour impression doit avoir une bonne compressibilité pour assurer le meilleur contact entre le blanchet et la feuille de papier.

◦    CONDITIONNEMENT

C'est l'ensemble des opérations successives à la fabrication du papier pour le rendre adapter à l'usage auquel il est destiné. Les opérations les plus diffuses sont le calandrage, le glaçage, le gaufrage, le conditionnement en rouleaux ou en feuilles, le comptage des feuilles et le conditionnement.

◦    CONDITIONNEMENT DU PAPIER
Traitement auquel le papier est soumis pour l'amener à une humidité relative et à une température le rendant adapté aux opérations de finition successives dans un environnement donné.

◦    CONDITIONNEMENT DU PAPIER POUR TESTS
Opération de conditionnement du papier destiné à des tests. Elle consiste à exposer des échantillons dans un environnement ayant une humidité relative et une température établies. Le conditionnement doit durer assez longtemps pour que le papier puisse atteindre l'humidité relative et la température de l'environnement dans lequel les tests seront réalisés. Le résultat des tests physico-mécaniques du papier est influencé de façon déterminante par l'humidité relative et par la température ambiante. Par conséquent pour pouvoir comparer les tests réalisés dans des lieux et à des temps différents, le taux d'humidité relative et la température ambiante ont été respectivement et conventionnellement établis à 50% (± 2) et à 23° centigrades (± 1°).

◦    CONSISTANCE DU PAPIER
Qualité du papier jugée subjectivement par le son qu'il émet en faisant claquer la feuille entre ses doigts, avec un mouvement spécial bien connu des professionnels. La feuille a une bonne consistance lorsqu'après l'avoir fait claquer entre ses doigts on a l'impression qu'elle présente une certaine rigidité, compacité et dureté. Ces caractéristiques s'obtiennent avec un raffinage poussé de la masse fibreuse. La consistance est considérée comme un bon indice de qualité pour certains types de papier : papier pour registres, papier pour machines à oblitérer, papiers pour applications cartotechniques, etc.

◦    CONTROLE QUALITE DU PAPIER

Contrôle visuel du papier au format pour éliminer les feuilles défectueuses. L'opération consiste à faire passer une feuille à la fois devant une source lumineuse. Pour les papiers plus courants, l'opérateur se limite à prendre une liasse de feuilles et à l'ouvrir en éventail pour un contrôle rapide. Un mode opératoire particulier est celui du contrôle aléatoire consistant à prélever un nombre déterminé de feuilles d'un lot de production. Elles sont soumises à un contrôle manuel et on relève le pourcentage des feuilles défectueuses. Si le pourcentage est négligeable, le lot est considéré comme bon. Aujourd'hui le contrôle de qualité est une opération onéreuse exigeant beaucoup de main-d'oeuvre. Il a donc été remplacé par des contrôles sophistiqués dans la machine en continu qui signalent, au cours de la production, le papier défectueux pour l'éliminer ensuite.

◦    COUCHAGE DU PAPIER

Procédé pour recouvrir un ou les deux côtés du ruban de papier avec une couche de sauce de couchage (cf. sauce de couchage pour papier). Après séchage, la sauce de couchage forme sur les surfaces du papier une pellicule à la microporosité accentuée, très appréciée en phase d'impression.

◦    COUCHEUSE
Machine employée dans l'industrie papetière pour le couchage du papier. En jargon du métier, le papier destiné au couchage est appelé support. La coucheuse effectue les trois opérations fondamentales du couchage : - le dosage de la quantité de sauce de couchage appliquée au support, - l'application de la sauce de couchage sur les surfaces du support, - la distribution de la façon la plus uniforme possible de la sauce de couchage sur le support. Il existe différents modèles de coucheuses qui se distinguent principalement par le système d'application et de dosage de la sauce de couchage sur le support. Types de coucheuse : size-press, à lame racleuse métallique, à lame d'air et à crayon.

◦    COUCHEUSE CAST-COATED
Modèle particulier de coucheuse pour papier constitué essentiellement d'un cylindre chauffé à la vapeur, dont le manteau est chromé et lustré. Le ruban de papier, après l'application de la sauce de couchage encore humide, est mis à sécher contre la surface du cylindre et y est maintenu jusqu'à son séchage complet. Grâce au lustrage du cylindre, le ruban se détache spontanément du cylindre et le papier présente une surface très brillante identique à celle du cylindre chromé. Généralement la brillance des papiers couchés s'obtient par calandrage (forte compression de la feuille), avec le système cast-coated la brillance s'obtient sans calandrage de la feuille. Par conséquent un papier couché avec le système cast-coated se distingue par sa brillance élevée et sa voluminosité, donc sa rigidité, car la feuille n'a pas été calandrée.

◦    CREPAGE DU PAPIER
Opération consistant à rider mécaniquement le papier en vue d'augmenter sa souplesse et son allongement. Cf. papier crêpé.

◦    CYLINDRE EGOUTTEUR

Cylindre revêtu d'une toile pour uniformiser la surface du tapis de fibres lorsqu'il est encore presque complètement imbibé d'eau (95% environ). Le cylindre, qui tourne en s'appuyant sur le tapis fibreux, se trouve dans la deuxième partie de la machine en continu.

◦    CYLINDRE FORMEUR

Cf. forme ronde

◦    CYLINDRE ROND

Cf. forme ronde.

◦    CYLINDRE SECHEUR

Cylindre en fonte entièrement creux, monté sur les têtes, pour pouvoir être chauffé par de la vapeur. Ils sont présents en grand nombre dans la dernière partie de la machine en continue, la sécherie, juste après la section des presses. Ils sèchent le tapis de papier par évaporation.

◦    DECHIRURE

Cf. résistance à la déchirure.

◦    DECOLORATION DU PAPIER
Altération de la couleur du papier par effet d'agents externes comme l'exposition au rayonnement solaire, la température et l'acidité de l'atmosphère.

◦    DECOUPEUSE

Cf. la mise en format du papier.

◦    DEFIBRAGE

C'est le décollement partiel des fibrilles de la cloison de la fibre pendant le raffinage. La fibrillation est le phénomène caractéristique du raffinage qui prend le nom de graissage.

◦    DEGRE DE BLANC DU PAPIER

Caractéristique du papier à réfléchir toutes les radiations lumineuses qu'il reçoit. La valeur définit la capacité du papier à refléter la lumière, en privilégiant le papier qui reflète dans la région chromatique du bleu (champ d'action des substances fluorescentes et des azurants).

◦    DEGRE DE COLLAGE
C'est la résistance que le papier oppose à la pénétration des liquides. Il existe différentes méthodes pour calculer le degré de collage, qui se différencient surtout par la nature du liquide employé. Généralement le liquide le plus employé est l'eau, cf. Cobb.

◦    DENSITE APPARENTE DU PAPIER
C'est le poids de l'unité de volume du papier. Il se calcule en divisant le grammage (g/m²) par l'épaisseur du papier (micron). Il s'exprime en grammes par centimètre cube (g/cm³). C'est le réciproque du volume spécifique apparent (VSA).

◦    DESINTEGRATION
Action de transformer le papier ou les matières fibreuses en pâte. Par effet de l'action de frottement et de l'eau, les fibres se divisent l'une de l'autre et forment la pâte. La machine employée s'appelle le pulpeur.

◦    DESORPTION DU PAPIER
C'est la perte d'humidité du papier lorsqu'il est placé dans un environnement ayant un taux d'humidité relative inférieure. Cf. hystérésis hygrométrique.

◦    DOUBLE FACE DU PAPIER
Différence structurelle comprise entres deux faces de la feuille, dépendant des conditions de fabrication du papier. La diversité peut concerner l'aspect, la couleur, le lissé, etc. Ces différences sont dues au fait que les deux faces ont une structure différente : la face toile contient plus de fibres, tandis que la face feutre est riche en particules de fibres, charges et colorants, ce qui donne une face feutre plus compacte, uniforme et lisse que la face toile. La double face structurelle naît sur la table de formation de la machine : la face toile perd les fines (petits fragments de fibres arrachés du bois au cours de la fabrication de la pâte) car elles passent à travers les mailles de la toile, la face opposée retient au contraire les fines à la suite de l'effet "filtrant" du tapis fibreux qui est en train de se former sur la toile. La double face est particulièrement évidente sur les papiers colorés car presque toujours la face feutre est plus intensément colorée que la face toile, en effet les colorants ont une préférence pour les fines. Même si moins grave, cet inconvénient se manifeste aussi sur le papier blanc en raison de la différence de degré de blanc des fibres par rapport aux charges (kaolin, carbonate de calcium, talc, etc.). On essaie d'atténuer le phénomène de double face avec des techniques spécifiques et sophistiquées.

◦    DURETE DU PAPIER

C'est la résistance que le papier oppose à la pression exercée perpendiculairement au plan de la feuille. C'est le contraire de la compressibilité (cf. compressibilité du papier). La dureté du papier se mesure avec des instruments spécifiques.

◦    DYNAMOMETRE
Instrument servant à calculer la résistance à la traction et l'allongement à la rupture du papier.

◦    ECHANTILLON DE PAPIER
Bout de papier utilisé pour effectuer une seule analyse, conformément aux prescriptions de l'analyse auquel l'échantillon est destiné (charge de rupture, résistance au pliage, résistance à la déchirure, résistance à l'éclatement, etc.). Il peut avoir la forme d'une bande, d'un rectangle ou d'un rond de dimensions bien définies.

◦    ECLAT

Défaut présent dans le papier représenté par un agglomérat de fibres. Les éclats sont des faisceaux de fibres qui n'ont pas été complètement désintégrées pendant la cuisson du bois et/ou de noeuds (agglomérats de fibres fortement enchevêtrées entre elles).

◦    ECLATEMENT

Cf. résistance à l'éclatement du papier.

◦    ECRASEMENT DU PAPIER

Défaut du papier dû à la pression pendant le lissage, le calandrage et/ou un degré excessif d'humidité du papier. Il se manifeste par une diminution du degré de blanc du papier et par l'apparition de taches foncées et/ou brillantes dans les zones où la feuille a un épair plus nuageux.

◦    ECRIVABILITE DU PAPIER
Propriétés du papier à être adapté à l'écriture avec stylos à encre et stylos à bille. Pour qu'un papier soit adapté à l'écriture avec des encres liquides, il faut qu'il ait reçu un bon encollage pour éviter que l'encre coule ou transperce la feuille. Pour l'écriture au stylo à bille, l'encollage n'a pas d'importance, mais le lissé oui : la bille du stylo en contact avec la feuille doit trouver une certaine résistance pour pouvoir se déplacer et transférer l'encre sur le papier.

◦    EFFILOCHAGE
Irrégularités présentes sur les bords des feuilles de papier ou de carton.

◦    EGALISATION
Alignement des feuilles de papier d'un seul format de façon à obtenir des liasses ou des rames avec les bords parfaitement alignés (cf. alignement du papier). Cette opération s'effectue au moment de la reliure ou de l'impression, avant de les séparer et de les charger dans les machines.

◦    ELECTRICITE STATIQUE

Elle est due à la présence de charges électriques sur les deux faces de la feuille qui se forment lorsque le papier est particulièrement sec et qu'il frotte contre des éléments de la machine ou d'autres papiers pendant la fabrication. Les feuilles de papier électrisées, par effet de l'attraction statique, ont tendance à coller entre elles en créant ainsi des inconvénients pendant la fabrication et l'impression. L'électricité statique attire aussi facilement sur la feuille de papier des particules étrangères (poussières diverses). Le meilleur remède contre l'électricité statique est celui de maintenir une humidité relative suffisamment élevée (50% minimum) sur le lieu de fabrication, ainsi que pendant les phases de finition et d'impression.

◦    EMBALLAGE DU PAPIER
Opération de conditionnement du papier en vue de son stockage ou de son transport en toute sécurité. Le papier peut être emballé en rouleau, en palette cube ou enramé. Par rouleau, on entend le conditionnement et la protection des bobines. Par palette cube, on entend la protection des piles de feuilles placées sur une palette. Par enramé, on entend le conditionnement du paquet et l'emballage de protection d'un ensemble de plusieurs paquets.

◦    EMPAQUETAGE DU PAPIER
Opération par laquelle on emballe le papier en feuilles pour le protéger et en faciliter sa manutention. Pour confectionner les paquets on utilise généralement un papier très résistant au polyéthylène pour protéger le contenu des chocs et de l'humidité. Pour faciliter la traçabilité du papier, une étiquette est appliquée sur le paquet reportant le type de papier, le nombre de feuilles, le grammage, le format et toutes les indications nécessaires pour identifier exactement le contenu du paquet.

◦    EMPREINTE DU FEUTRE
Défaut du papier présentant sur la surface de la feuille les empreintes des fils du feutre. Dans certains cas, l'empreinte du feutre est une caractéristique du papier. En effet, en utilisant des feutres spéciaux, des feutres coucheurs, on imprime le dessin du feutre à la surface du papier. Le papier ainsi marqué est très apprécié dans différentes applications.

◦    ENERGIE DE RUPTURE
C'est la mesure de l'effort absorbé par le papier soumis aux sollicitations.

◦    ENRICHISSEMENT DE LA PATE A PAPIER
C'est le résultat du raffinage des fibres après le défibrage et l'hydratation. Cf. pâte grasse.

◦    ENROULEUSE

Partie terminale de la machine en continu qui enroule le ruban de papier pour former la bobine. La plus employée actuellement, est l'enrouleuse Pope, dont l'élément principal est un cylindre commandé et entouré partiellement par le ruban de papier. Le ruban s'enroule autour d'un arbre situé après le cylindre auquel il est lié par une pression pneumatique qui fait tourner le rouleau par friction à même vitesse périphérique que le cylindre.

◦    EPAIR

C'est la disposition des fibres sur la table de formation et dans le papier fini. Cette disposition peut s'évaluer en observant la bande ou la feuille de papier en contre-jour. La feuille a un bon épair lorsque les fibres sont réparties uniformément.

◦    EPAIR DU PAPIER
Apparence d'une feuille lorsqu'elle est observée par transparence devant une source de lumière. Les endroits où la feuille est plus épaisse a des tâches plus foncées par rapport à ceux où elle est plus mince. L'épair dépend du mode où les fibres sont liées entre elles dans le contexte fibreux. Il est dit fondu lorsque la répartition des fibres est homogène, il est dit nuageux lorsque les fibres sont distribuées irrégulièrement de façon à former des flocons, et enfin on parle d'épair moucheté lorsque les fibres forment des zones claires alternées à des zones foncées. Lorsque les fibres sont distribuées uniformément dans la masse, on a un bon épair. L'utilisation du cylindre égoutteur sur la table de formation améliore considérablement l'épair du papier. L'épair est particulièrement important pour les papiers à écrire, d'impression ou pour les supports à coucher, car une distribution uniforme des fibres dans la feuille favorise la pénétration uniforme de l'encre (rendu d'impression uniforme) ou une meilleure distribution de la sauce de couchage pour les papiers couchés.

◦    EPAISSEUR DU PAPIER

C'est la distance entre les deux surfaces de la feuille de papier ou de carton. L'épaisseur se mesure en microns avec un instrument appelé micromètre. L'épaisseur influe sur beaucoup de caractéristiques du papier, mais surtout sur l'opacité et la rigidité, qui à parité de grammage, sont d'autant plus élevées que l'épaisseur est grande.

◦    EPURATION
Opération consistant à éliminer de la pâte, avant son entrée dans la caisse de tête, les particules lourdes ou plus grosses de corps étrangers avec des moyens physico/mécaniques.

◦    EXECUTABILITE DU PAPIER

Ensemble des caractéristiques du papier (liées aux propriétés physiques et mécaniques) qui permettent un bon passage dans la presse à imprimer sans provoque de ruptures ni de ralentissements.

◦    FACE D'UNE FEUILLE DE PAPIER
C'est l'une des deux surfaces qui forment la feuille (face toile et face feutre). La face en contact avec la toile de la machine prend le nom de face toile, celle opposée s'appelle face feutre, car elle est en contact avec le rouleau égoutteur sur la table plate. Les deux côtés du papier présentent une différence structurelle due à la formation de la feuille sur la table plate. La face toile, par où l'eau est aspirée dans la première partie de la table de formation, est usuellement plus pauvre en charges et en fines, d'où une structure ouverte et poreuse. Au contraire, la face feutre est plus riche en fines et en charges car elles ont été retenues à la suite du filtrage de la masse fibreuse sur la toile. La face toile présente souvent l'empreinte de la toile de la machine (dessin caractéristique de petits losanges) laissée pendant la formation. Cette empreinte est effacée partiellement ou totalement lors des phases successives de la fabrication (presses humides et lisse de machine).

◦    FACE FEUTRE DU PAPIER
In francese esiste solo 'face feutre'

◦    FACE TOILE DU PAPIER

C'est la face de la feuille en contact avec la toile de la machine sur la table de formation.

◦    FAISCEAU DE FIBRES
Ensemble de deux ou plusieurs fibres présent dans la masse fibreuse. Le faisceau de fibres est provoqué par une mauvaise séparation mécanique des fibres et est plus présent dans les pâtes contenant du bois ou dans les pâtes mi-chimiques.

◦    FEUILLE CONTINUE
Ruban de papier ou de carton qui se forme sur la machine en continu et qui est enroulé dans la partie finale de façon à former une bobine.
◦    FEUILLE DE PAPIER

Papier dont les dimensions sont bien définies.

◦    FEUTRAGE DES FIBRES

Par ce terme, l'industrie papetière entend définir le phénomène par lequel les fibres, en présence d'eau, s'enchevêtrent sur la toile, en formant une masse fibreuse résistant aux différentes sollicitations. Le feutrage est renforcé par le procédé de raffinage des fibres.

◦    FEUTRE

Dans l'industrie papetière, le feutre désigne une bande d'étoffe, tournant en continu, dont la fonction, dans la machine à papier, est de soutenir la bande de papier humide ou de l'appliquer contre un cylindre pour assurer le contact. Il existe notamment des feutres coucheurs qui servent à marquer la surface du tapis de papier pendant la fabrication dans la machine en continu. Cf. papier marqué.

◦    FIBRE

Élément morphologique essentiel des végétaux. Les fibres sont des cellules de forme cylindrique (filiforme), de longueur variable (quelques millimètres) et d'un diamètre de quelques centièmes de millimètre.

◦    FIBRE VULCANISEE
Produit papetier en feuilles très dures et rigides obtenu en imprégnant la masse fibreuse aves des substances chimiques particulières (ex. : chlorure de zinc) et en la pressant successivement. Ce procédé augmente considérablement la rigidité et l'imperméabilité. La fibre vulcanisée était très employée par le passé pour l'isolation électrique et la maroquinerie. Aujourd'hui son utilisation est en déclin car elle a été remplacée par le plastique.

◦    FIBROSITE DU PAPIER

C'est la perception que l'on a en déchirant une feuille de papier composée de nombreuses fibres très longues, flexibles et bien collées. Cette caractéristique se mesure avec le test de la résistance à la déchirure.

◦    FILIGRANE

Lignes ou zones plus claires ou plus foncées par rapport au reste de la feuille visibles par transparence. Le filigrane peut aussi être une personnalisation du papier (écusson, nom, logo de qualité, marque de fabrique, image, etc.). Le filigrane en humide s'obtient sur la table de formation de la feuille en déposant une quantité majeure ou mineure de fibres à des endroits précis. Sur la table plate, le papier filigrané s'obtient avec le cylindre égoutteur, qui laisse l'empreinte sur la feuille, pendant qu'il contient une quantité d'eau suffisante pour permettre le déplacement des fibres sous la pression du dessin appliqué sur la toile du cylindre égoutteur. Le "filigrane clair" s'obtient en soudant des éléments en relief sur la toile du cylindre égoutteur afin de produire des zones avec moins de fibres et donc plus claires. Le "filigrane noir" s'obtient en gravant des creux sur la toile du cylindre égoutteur, afin de provoquer un épaississement de la feuille avec plus de fibres, et donc des zones plus foncées. La combinaison des deux procédés (soudure des fils et gravure du cylindre égoutteur) aboutit au "filigrane multitons", par lequel on peut reproduire des dessins riches de détail comme des portraits, des paysages, etc. Le filigrane à sec s'obtient en écrasant le papier contre des cylindres spéciaux sur lesquels des dessins en relief ont été soudés (filigrane clair). Ces cylindres sont montés dans la première partie de la sécherie de la machine en continu. Le filigrane fixe c'est lorsque le filigrane tombe toujours au même endroit sur la feuille au moment du découpage de la feuille dans le format. On parle de filigrane éclaté lorsque le dessin est situé à n'importe quel endroit de la feuille.

◦    FINITION DU PAPIER
Terme courant avec lequel on indique l'ensemble des caractéristiques superficielles du papier qui en déterminent l'aspect et le toucher. Les principales opérations de finition sont : le couchage, le lissage, le satinage, etc. On peut donc parler de finition lisse, rugueuse, brillante, veloutée ou marquée. La finition est une propriété essentiellement qualitative qui ne peut être généralement appréciée qu'à l'oeil ou au toucher.

◦    FORMAT DU PAPIER

Terme par lequel on désigne les dimensions de la bobine ou de la feuille de papier. Ces dimensions sont exprimées en centimètres.

◦    FORME RONDE

Ensemble des éléments composant la machine à forme ronde servant à la formation du tapis de papier. La forme ronde est constituée d'un cylindre revêtu d'une toile métallique ou plastifiée. La suspension fibreuse (densité 1% environ) est distribuée par une caisse de tête, sur la toile de la forme ronde pendant qu'elle tourne. L'eau de la suspension fibreuse s'égoutte à travers les mailles de la toile du cylindre, les fibres se déposent sur la toile en formant ainsi le tapis de papier. Ce tapis (la masse fibreuse) se détache de la toile de la forme ronde grâce à un feutre. Il est ensuite pressé pour enlever l'eau, puis séché par évaporation en faisant passer le tapis entre des cylindres chauffés avec de la vapeur (cylindres sécheurs). Une des caractéristiques du papier fabriqué avec la forme ronde est celle d'avoir une anisotropie directionnelle accentuée, car lors de la formation du tapis, les fibres s'orientent différemment par rapport à la distribution sur la table plate. Cf. l'épair de la feuille.

◦    FRIABILITE DU PAPIER OU DU CARTON

Défaut dû à la carence de liaisons à l'intérieur de la masse fibreuse, ce qui provoque une séparation par couches de la masse. Ce défaut est plus fréquent dans les cartons encollés. Dans ceux encollés en humide, l'inconvénient est généralement dû à l'insuffisance de liaisons interfibres entre les couches du carton au moment de l'encollage. Dans les cartons encollés à sec (avec adhésif) la friabilité peut être causée par l'insuffisance de colle, sa dilution excessive ou par la difficulté d'encrage de l'adhésif à la surface du papier.

◦    FROISSEMENT DU PAPIER

Défaut dû à la déformation de la surface du papier par effet du rétrécissement et/ou de l'allongement partiel de la feuille. Il est généralement causé par des conditions hygroscopiques non uniformes de la feuille.

◦    GABARIT

Modèle en métal rectangulaire ou carré, aux dimensions connues, à partir duquel on découpe un échantillon de papier pour en calculer, après son pesage, le grammage (g/m²).

◦    GAUFRAGE

Procédé pour décorer avec un dessin en relief la surface du papier. Il s'obtient en faisant passer la bande de papier entre deux cylindres, l'un en acier (cylindre graveur) sur lequel est gravé le dessin à reproduire, l'autre, plus doux, en papier laineux. En écrasant la feuille de papier entre les deux cylindres, le cylindre graveur imprime le dessin (gaufrage) sur la surface du papier en obtenant un effet décoratif. Cette opération s'effectue avec une machine appelée gaufreuse.

◦    GELATINE

Colle animale employée dans l'industrie papetière.

◦    GOMMAGE

Cf. résistance au gommage.

◦    GONFLEMENT DE LA CELLULOSE
Modification physique que subit la cellulose lorsqu'elle est en contact avec l'eau. Cela provoque la variation dimensionnelle des fibres et donc le gonflement.

◦    GONFLEMENT DU PAPIER
Le papier se dilate lorsqu'il est imprégné d'eau. La dilatation est due au gonflement des fibres végétales qui composent le papier.

◦    GRAIN DU PAPIER

C'est l'aspect superficiel du papier, dû à la disposition, à la forme et aux dimensions des rugosités superficielles qu'il présente. Le grain peut être fin, grossier, régulier ou irrégulier. Ce terme est surtout employé lorsque l'on parle de papiers marqués feutre ou de papiers embossés.

◦    GRAMMAGE DU PAPIER
C'est le poids du papier exprimé en grammes au mètre carré (g/m²). Commercialement, le grammage est la valeur principale dans l'identification du papier, il est toujours mentionné lors de chaque commande. La pratique d'exprimer le poids du papier à travers son grammage est admise dans tous les pays.

◦    HUMIDITE ABSOLUE DU PAPIER

C'est la quantité d'eau contenue dans une quantité de papier donnée. Elle s'exprime en pourcentage sur le poids du papier, et varie normalement ?entre 3 et 10%. Le papier, composé de cellulose et de matière fibreuse très hygroscopique, contient toujours une certaine quantité d'eau qui dépend de l'humidité de l'air ambiant. L'humidité absolue du papier dépend donc de la quantité d'eau qu'il contient lorsqu'il sort de la machine en continu, mais aussi de la quantité d'eau (humidité) présente dans l'environnement où le papier est stocké.

◦    HUMIDITE RELATIVE D'EQUILIBRE DU PAPIER

C'est l'état d'humidité du papier lorsqu'il est identique à l'état d'humidité de l'air ambiant où il se trouve, et qu'il ne peut donc pas y avoir un échange réciproque de vapeur d'eau. L'humidité relative d'équilibre du papier optimale est atteint lorsqu'un papier avec un certain taux d'humidité, c'est à dire un certain contenu en eau, se trouve en équilibre avec le taux d'humidité ambiante. Lorsque l'humidité relative ambiante est plus grande que l'humidité relative du papier, le papier absorbe la vapeur d'eau de l'air et son humidité augmente, si au contraire, l'humidité relative ambiante est inférieure, c'est le phénomène inverse qui se produit et l'humidité relative du papier diminue. L'humidité relative d'équilibre du papier est un facteur très important dans son utilisation. En cas d'absence d'équilibre entre l'humidité du papier et celle ambiante, le papier absorbe ou rejette de l'eau et la variation d'humidité conséquente modifie des caractéristiques importantes du papier comme la planéité, les dimensions, etc. C'est pourquoi l'humidité relative du papier doit être attentivement suivie, aussi bien pendant sa fabrication, que pendant son utilisation.

◦    HUMIDITE RELATIVE DE L'AIR
Paramètre exprimant l'état hygrométrique à une certaine température. C'est le rapport entre la quantité de vapeur d'eau présente dans un certain volume d'air à une température donnée (humidité absolue) et la quantité de vapeur d'eau, que le même volume d'air à la même température peut contenir à l'état de saturation (humidité de saturation). Ce rapport s'exprime en pourcentage. L'humidité relative peut aussi s'exprimer comme le rapport entre la tension de la vapeur dans l'air et la tension de la vapeur de saturation à la même température.

◦    HYDRATATION

L'hydratation est l'ensemble des modifications physiques subies par les fibres en contact avec l'eau, indispensable pendant le raffinage (gonflement).

◦    HYDROPHILIE DU PAPIER

C'est la capacité du papier à s'imprégner lorsqu'il est en contact avec un liquide. L'hydrophilie dépend de la nature de la surface du papier et du type de liquide, et de façon déterminante du tirant du liquide lui même.

◦    HYDROPHOBIE DU PAPIER

C'est la qualité du papier hydrophobe sur lequel l'eau ou les liquides glissent sans pénétrer. C'est le contraire de l'hydrophilie.

◦    HYGROMETRE

L'hygromètre est un instrument destiné à mesurer l'humidité relative de l'air et du papier. Il existe différents modèles qui se différencient par leur mode de relevé.

◦    HYSTERESIS HYGROMETRIQUE

C'est la différence entre la capacité d'absorption et de perte d'humidité du papier pour être en équilibre avec le taux d'humidité relative de l'environnement dans lequel il se trouve. Le papier absorbe plus rapidement qu'il ne cède l'humidité, car la cellulose absorbe et retient l'eau plus facilement qu'elle ne la libère.

◦    IMPERMEABILITE AUX GRAISSES

C'est la résistance que le papier oppose à l'imprégnation des substances grasses et huileuses. C'est une qualité importante pour le papier destiné à l'emballage de produits alimentaires gras ou huileux, ou à des produits industriels de même nature.

◦    IMPRIMABILITE DU PAPIER

Propriété du papier à être adapté aux différents procédés d'impression. L'évaluation du résultat d'impression d'un papier dépend du type de procédé d'impression utilisé et de la nature des encres utilisées.

◦    IMPURETES DU PAPIER
Présence de particules de corps étrangers incorporées dans la feuille de papier. Ces particules sont distribuées de façon aléatoire sur la feuille de papier et se notent comme des points ou des taches de couleur différente sur le papier. Ces impuretés peuvent être dues à des matières premières sales ou à des incrustations qui se sont détachées de la machine pendant la fabrication. Les impuretés sont tolérées dans certains types de papier (ex. : papier journal ou d'emballage), mais dans d'autres (papier d'impression ou à écrire et cartons légers opalins et Bristol, etc.), elles ne sont pas acceptées.

◦    INDIVIDUALISATION DE LA CELLULOSE
Traitement mécanique pour séparer les fibres les unes des autres.

◦    JASPAGE DU PAPIER

Addition dans la pâte de fibres de couleur différente. Dans l'industrie papetière, ces fibres colorées prennent le nom de jaspage. Cf. papier jaspé.

◦    JAUNISSEMENT DU PAPIER
C'est la couleur jaune, plus ou moins intense, que le papier prend avec le temps par effet des agents chimiques et physiques présents dans l'atmosphère : la chaleur, l'acidité et en particulier le rayonnement solaire. Le jaunissement est plus évident dans les papiers contenant du bois car la lignine contenue dans les fibres jaunit sensiblement lorsqu'elle est exposée au rayonnement solaire et à la chaleur. Cependant même le papier de pure cellulose blanchie, exempt de lignine, jaunit. L'évaluation du jaunissement se mesure à la diminution du degré de blanc que le papier subit dans le temps.

◦    JET
Suspension fibreuse de composition homogène pour la formation d'un carton léger ou d'un carton. On parle d'un carton léger à un seul jet lorsqu'il est constitué d'une feuille unique formée avec un seul jet de suspension fibreuse. On parle d'un carton léger ou de carton à plusieurs jets lorsqu'il est constitué de deux ou plusieurs feuilles contrecollées. Le collage est dû à la tendance naturelle des fibres à se lier entre elles, sur la table de formation, lorsqu'elles sont encore très mouillées.

◦    LARGEUR UTILE
Largeur maximale du ruban de papier que l'on obtient sur une machine en continu (mesurée en cm).

◦    LIASSE
Ensemble de feuilles de papier d'un même format, une centaine généralement, afin de faciliter la manipulation.

◦    LISSE DE MACHINE

C'est la partie finale de la machine en continu formée de deux ou plusieurs cylindres superposés, en fonte ou en acier, de façon à se toucher. La fonction principale de la lisse est de lisser les deux surfaces du ruban de papier. Le ruban de papier passe à travers les différents cylindres en obtenant ainsi un degré de lissé donné.

◦    LISSE DU PAPIER

C'est la qualité du papier d'avoir une surface uniforme et plate (lisse). Cette propriété dépend des irrégularités (microsillons et microreliefs) présents à la surface du papier. Plus ces irrégularités sont microscopiques et distribuées uniformément, et plus le papier est lissé. L'évaluation du lissé peut se faire au toucher, mais il s'agit d'un examen subjectif, même s'il est important du point de vue qualitatif. L'évaluation peut aussi se faire visuellement en éclairant la surface du papier avec une lumière rasante qui laisse voir les irrégularités superficielles de la feuille. La mesure du lissé se calcule numériquement avec des instruments spéciaux appelés lissomètres qui quantifient un écoulement d'air entre la surface du papier et une surface métallique ou en verre qui y est appliquée. Il existe plusieurs types d'instruments : le lissomètre Sheffield, le lissomètre Williams, le lissomètre Bekk, le lissomètre Bendtsen, etc.

◦    LONGUEUR DE RUPTURE
C'est la résistance à la traction du papier indépendamment de son grammage. Elle est définie comme la longueur d'une bande de papier, d'une largeur de 15 mm, qui, suspendue à un bout, se rompt à l'attache sous son propre poids. On peut aussi dire que c'est la longueur d'une bande de papier dont le poids est égal à la charge de rupture. La formule pour calculer la longueur de rupture (en mètres) est la suivante :

◦    MACHINE A DOUBLE TOILE

Type spécial de machine en continu dans laquelle la formation du ruban de papier s'effectue entre deux toiles qui avancent verticalement et parallèlement entre elles (deux tables de formation). Les autres éléments de la machine sont identiques aux machines à papier conventionnelles. Les faces de la feuille de papier, réalisée avec ce type de machine, sont toutes les deux « toiles ».

◦    MACHINE A PAPIER EN CONTINU

Machine pour produire un ruban continu de papier ou de carton à partir d'une suspension aqueuse contenant la masse fibreuse et les composants de la pâte. Il existe deux types de machine à papier en continu : la machine à table plate et la machine ronde (cf. forme ronde). Dans la machine à table plate, la pâte diluée, qui sort de la caisse de tête, perd une grande partie de son eau par drainage sur la toile de la table de formation (table plate) sur laquelle se déposent et s'enchevêtrent les fibres en formant ainsi la feuille. À la fin de la table de formation, un feutre détache la feuille encore très imbibée d'eau (environ 80%) de la toile et l'amène sous la section des presses où elle est essorée au maximum. Là, elle diminue en épaisseur en même temps qu'elle se déshydrate. Elle passe ensuite dans la section sècherie où le reste de l'eau est évaporé par passage entre des cylindres chauffés à la vapeur. Le papier est guidé par des feutres qui s'enroulent autour des cylindres. A ce point, la bande de papier est sèche et peut être lissée avec la lisse, puis enroulée avec l'enrouleuse de façon à former une bobine. La fabrication du papier s'industrialise au XIXe siècle avec l'invention de la première machine à papier en continu plate, actuellement la plus diffusée, de Louis Nicolas Robert en 1798 qui céda ensuite son brevet. Il fut racheté par deux Anglais, les frères Foudrinier qui investirent dans l'entreprise et réussirent à réaliser la premier petite machine en continue en 1804. La machine à forme ronde a été fabriquée en Angleterre, en 1809 par John Dickinson. La technologie des machines à papier a connu un grand progrès au cours des dernières cinquante/soixante années. Actuellement elles sont très complexes et de grandes dimensions.

◦    MACHINE A TABLE PLATE
Machine à papier en continu où la formation de la feuille s'effectue sur la table plate revêtue d'une toile tissée sans fin. Ce type de machine est le plus diffus dans l'industrie papetière (cf. machine à papier en continu).

◦    MACHINE MONOCYLINDRIQUE COMBINEE
Machine à papier en continu dont la sécherie est composée d'un seul cylindre sécheur de grandes dimension (parfois plus de 5 mètres de diamètre) appelé cylindre frictionneur. Le papier humide, qui arrive de la section des presses, est maintenu fortement au manteau du cylindre frictionneur pendant qu'il tourne. Le papier sèche progressivement, lorsqu'il est complètement sec, il se détache de la surface du cylindre et est dirigé vers l'enrouleuse pour former la bobine.

◦    MACHINE RONDE
Machine à papier en continu où la formation du ruban s'effectue sur un cylindre revêtu d'une toile (formation ronde). Ce type de machine a des dimensions plus réduites et est moins utilisé que les machines en continu à table plate. Il est utilisé encore aujourd'hui pour fabriquer des papiers spéciaux et des papiers avec des filigranes élaborés et nets. Cf. forme ronde.

◦    MACROPOROSITE/MICROPOROSITE DU PAPIER

Cf. microporosité du papier.

◦    MAIN DU PAPIER

C'est le volume spécifique apparent du papier (V.S.A). Il se quantifie en divisant l'épaisseur (en micron) par le grammage (en grammes). C'est la sensation que l'on ressent en manipulant une feuille de papier. On dit qu'un papier a une bonne main lorsqu'il est épais et plutôt consistant au toucher. Le papier avec une bonne main a un volume spécifique apparent élevé et une bonne rigidité.

◦    MASSE FIBREUSE

C'est l'ensemble des éléments fibreux enchevêtrés entre eux qui composent la feuille de papier ou de carton.

◦    MASSICOT

Machine pour découper et/ou rogner les liasses de feuilles.

◦    MATON
Petite masse agglomérée de certaines matières (fibres, sédiments, résines, charges et autres) qui se forme par accident lors de la fabrication de la pâte et que l'on retrouve dans la feuille.

◦    MATURATION DU PAPIER

Evolution naturelle, généralement positive, des propriétés du papier après sa fabrication. Après un certain temps, les tensions, qui se font formées dans la feuille pendant son séchage, s'atténuent à la suite de la stabilisation interne de la masse fibreuse. On obtient ainsi une plus grande stabilité de la feuille, laquelle sera moins sujette à des défauts de planéité et à des variations dimensionnelles pendant les opérations successives (particulièrement lors de l'impression).

◦    MICRO CREPAGE DU PAPIER

Petit crêpage propre aux papiers crêpés et/ou extensibles.

◦    MICRO TROUS
Perforations visibles en observant la feuille à contre-jour (défaut). Les micro trous ont des causes diverses : mauvais épair, présence d'air dans la pâte, aspiration excessive des caisses aspirantes, présence de grains de sable dans la pâte ayant laissé un trou après s'être détaché, etc.

◦    MICROPOROSITE/MACROPOROSITE DU PAPIER

Microporosité : propriétés du papier couché après l'application de la sauce de couchage. Les sauces de couchage se distinguent par leur microporosité interne. Au contraire, les pores des fibres de cellulose sont beaucoup plus grands. Par conséquent, pour les papiers naturels (non couchés) on parle de porosité ou de macroporosité. La distinction entre microporosité et macroporosité est importante, car le papier absorbe différemment l'encre en fonction de sa porosité.

◦    MISE AU FORMAT DU PAPIER
Opération consistant à transformer le ruban de papier en feuilles en le découpant dans le sens travers (dans certains cas dans le sens machine aussi) afin d'obtenir des feuilles aux dimensions définies. Cette opération s'effectue avec une machine appelée découpeuse.

◦    MOIRURE DU PAPIER
Défaut du papier dû à la présence de taches plus ou moins brillantes en surface. Ce défaut se remarque en examinant le papier à la lumière rasante et consiste en un mauvais épair de la feuille, appelé épair nuageux. Les fibres, en passant dans la lisse de la machine ou dans la calandre, subissent un fort écrasement avec comme conséquence un lissage et un calandrage non uniforme. Ce comportement du papier peut dépendre d'un épair irrégulier ou, en cas de papiers couchés, d'une distribution non-uniforme de la sauce de couchage.

◦    MOUCHETAGE DU PAPIER
Défaut du papier qui se remarque sur la surface par l'absence de micro particules. Le défaut se remarque généralement sur les papiers couchés.

◦    MOUCHETAGE DU PAPIER
Défaut du papier qui se remarque sur la surface par l'absence de micro particules. Le défaut se remarque généralement sur les papiers couchés.

◦    MOUTONNAGE

Défaut du papier dû à la présence de points clairs en plaçant la feuille contre une source lumineuse. Ce défaut est causé par la présence de bulles d'air dans la pâte qui empêchent le feutrage des fibres lorsque la pâte est distribuée sur la table de formation.

◦    NŒUD DANS LA PAPIER
Défaut du papier dû à la présence de flocons de fibres dans la masse fibreuse, très enchevêtrées entre elles.

◦    NUANCAGE
Technique papetière indiquant le mode de colorer le papier blanc pour lui faire prendre une nuance particulière. Généralement pour nuancer le papier blanc, on ajoute dans la pâte d'infimes quantités de bleu – violet (azurage du papier). L'oeil humain apprécie mieux le blanc avec une nuance vers le bleu-violet, plutôt qu'un blanc neutre (nuance neutre).

◦    ONDULATION DU PAPIER
Déformation des bords du papier dans la feuille. Cette déformation se manifeste lorsque la rame ou la pile est placée dans un environnement ayant une humidité relative ambiante différente de l'humidité relative du papier. Les bords du paquet ou de la pile absorbent ou dégagent rapidement l'humidité dans l'atmosphère et augmentent ou diminuent rapidement leur longueur. N'étant pas en contact avec l'atmosphère, la partie centrale des feuilles ne modifie pas ses dimensions. C'est pour cette raison que seuls les bords des feuilles se déforment et que les ondulations apparaissent.

◦    OPACITE DU PAPIER

Propriété du papier à ne pas laisser passer la lumière, c'est le contraire de la transparence. L'opacité dépend surtout de la capacité de chaque composant de la pâte à refléter ou à absorber la lumière. L'opacité est influencée par la granulométrie des charges présentes dans la pâte, par leur distribution dans la feuille et par le volume spécifique de la feuille même. L'opacité est une caractéristique très importante dans les papiers, d'autant plus s'ils sont destinés à l'impression, car dans ce cas, il faut que la lecture de la feuille ne soit pas gênée par la vision de l'écrit ou de l'image imprimé au verso de la même la feuille ou de la feuille en-dessous. Le degré d'opacité du papier se mesure avec des instruments spéciaux se basant généralement sur la réflectance de la feuille : les réflectomètres et les spectrophotomètres.

◦    ORIENTATION DES FIBRES
Disposition des fibres à l'intérieur de la masse fibreuse.

◦    OUATE DE CELLULOSE

Produit fibreux à la structure très douce et élastique, d'une grande hydrophilie. Il est destiné à des usages hygiéniques, sanitaires ou dans l'emballage.

◦    PAPIER A ALIMENTATION CONTINUE

Bande continue de papier pouvant comprendre plusieurs centaines de feuilles pliées en accordéon réalisée pour l'alimentation automatique de certaines imprimantes, matricielles par exemple.

◦    PAPIER A PEAU D'ORANGE
Irrégularité superficielle du papier couché qui prend l'aspect d'une peau d'orange.

◦    PAPIER HORS TONALITE

Différence de couleur du papier, au-delà de la tolérance, par rapport à l'échantillon étalon.

◦    PASTILLE

Agglomération de matière fibreuse de dimensions réduites, visible à l'oeil nu, qui n'a pas été désintégrée lors de la réalisation de la pâte à papier. Généralement elle provient de la végétation ou du papier recyclé qui constituent la pâte. Les pastilles se notent comme de petits grumeaux opaques à l'intérieur de la feuille.

◦    PATE

Terme papetier désignant l'ensemble des matières fibreuses (cellulose, bois, chiffons, etc.) désintégrées dans l'eau.

◦    PATE GRASSE

Pâte très hydratée qui a été raffinée de façon à obtenir un défibrage accentué. Elle se distingue par une rétention d'eau élevée, elle est donc plus épaisse. Elle est appelée "grasse" en raison de la sensation de viscosité que l'on ressent en plongeant la main dedans.

◦    PATE MAIGRE

Pâte peu raffinée car les fibres ont été seulement coupées et non pas défibrées. Elle a une rétention d'eau très faible et s'écoule donc très facilement. Elle est appelée "maigre" en raison de l'absence de sensation de viscosité que l'on ressent en plongeant la main dedans.

◦    PERMEABILITE DU PAPIER

Propriété du papier de permettre la pénétration de l'air, du gaz ou de l'eau en raison de la différence de pression existante entre les deux faces de la feuille.

◦    pH DU PAPIER

C'est la concentration des ions dissociés, H+ et OH- dans l'eau. pH = potentiel hydrogène, terme désignant, sous forme simplifiée, le caractère acide, neutre ou basique d'une solution aqueuse. La détermination du pH d'une solution aqueuse est très importante car elle permet de connaître la concentration exacte d'acides ou des bases qu'elles contient. De 1 à 7, le pH exprime l'acidité, de 7 à 14 il exprime l'alcalinité, le 7 étant la neutralité.

◦    PICKING/ARRACHAGE SUPERFICIEL

Arrachage de particules superficielles de la feuille en phase de fabrication ou d'impression. Généralement, il se manifeste sur la surface du papier imprimé, au moment où l'encre se détache de la feuille : l'adhésion entre l'encre et le papier est supérieure à la cohésion superficielle de la masse fibreuse. Ce défaut se présente à travers le soulèvement de fibres ou de sauce de couchage (décollement de fibres ou de sauce de couchage), des cloques ou un décollement partiel de la surface de la feuille.

◦    PIGMENT POUR SAUCE DE COUCHAGE
Poudre très fine, blanche généralement d'origine minérale, qui constitue avec le liant (colle) l'un des deux principaux composants de la sauce de couchage.

◦    PILE HOLLANDAISE
Première machine pour le raffinage de la pâte à papier. Cf. raffineurs

◦    PLANEITE DU PAPIER

C'est l'état du papier lorsque la feuille est bien couchée et plane, sans trace de déformations (voilage, gondolement, cloques, ondulations, etc.). C'est une condition très importante pour tous les types de papier, mais spécialement pour ceux destinés à l'impression et/ou à la transformation. Plus précisément, un papier sans une bonne planéité peut provoquer des inconvénients pendant l'impression, comme une reproduction déformée, un hors registre ou une formation de plis lorsque la feuille passe entre la forme et le cylindre de l'imprimante.

◦    PLISSAGE
Défaut du papier lorsqu'il présente des plis sur la surface du ruban/ feuille.

◦    POCHE D'AIR

Poche d'air emprisonnée entre les couches du carton encollé lorsque les surfaces n'adhèrent pas parfaitement entre elles.

◦    POIDS DU PAPIER

C'est le poids en grammes d'un mètre carré de papier (cf. grammage du papier). Il se mesure avec une balance en utilisant un échantillon de papier découpé avec un gabarit. Le grammage peut aussi se mesurer en continu sur la machine à papier à l'aide d'un mesureur à rayons bêta.

◦    POINT DE BLANC
Cf. degré de blanc.

◦    POROSITE DU PAPIER

Ensemble de pores s'étendant sans interruption d'une face à l'autre de la feuille. La mesure de la porosité du papier indique la quantité d'air qui traverse la feuille de papier dans une unité de temps donnée. La grandeur des pores de la masse fibreuse est presque identique à celle des fibres. Ce n'est pas le cas du papier couché qui présente un grand nombre de pores, mais de dimensions très réduites. Dans le premier cas, on parle de macroporosité, dans le deuxième de microporosité. La distinction est importante pour le papier destiné à l'impression, car aux deux types de porosité correspond un comportement différent de l'encre d'impression et, par conséquent, un rendu d'impression différent. La porosité du papier se mesure avec des instruments spéciaux appelés porosimètres (Emanueli, Gurley, Schopper, etc.).

◦    POROSITE LATERALE DU PAPIER
La porosité latérale est la quantité d'air qui traverse la feuille parallèlement à son plan, et non pas perpendiculairement, comme c'est le cas de la porosité à l'air vraie et propre.

◦    POUSSIERAGE DE COUPE

Défaut dû à la présence de poussière sur les bords, qui peut se créer pendant le découpage ou le bobinage du papier et/ou le découpage en format (défaut de découpage).

◦    POUSSIERAGE DU PAPIER
Défaut du papier dû à la présence de poussière sur sa surface. La poussière peut être provoquée par des fragments de fibres, des particules de charges (kaolin, carbonate de calcium, talc, etc.), fragments de sauce de couchage pas bien ancrés à la surface de la feuille, qui se décollent après frottement pendant les opérations de transformation et d'impression. L'encre provoque un poussiérage spécial causé par le décollement des particules de fibres, sauce de couchage ou charges provoqué par le tirant de l'encre en phase d'impression.

◦    POUVOIR ABSORBANT DU PAPIER
C'est la capacité que le papier a d'absorber les liquides avec lesquels il est en contact. Le pouvoir absorbant du papier vers les liquides dépend de différents facteurs comme la dimension des pores de la feuille, du degré de collage des fibres, de la nature chimique des liquides utilisés, etc.

◦    POUVOIR DE RETENTION D'EAU

C'est la capacité de la masse fibreuse (pâte) a retenir ou à relâcher l'eau (égouttement).

◦    PRECOUCHE

Première et fine couche de sauce de couchage appliquée sur un support destiné au couchage. Le but est de préparer les surfaces du support en en atténuant les irrégularités, pour permettre une distribution plus uniforme et un meilleur nivellement des couches de sauce de couchage successives. La précouche s'applique généralement dans la machine en continu, tandis que le couchage vrai et propre peut s'effectuer dans ou hors de la machine en continu.

◦    PRESSE ENCOLLEUSE
Partie de la machine continue utilisée pour traiter ou coller la surface du papier. La presse encolleuse, communément appelée « Size press » est aussi souvent utilisée pour le précouchage du papier.

◦    PRESSION D'ECLATEMENT

Cf. résistance à l'éclatement.

◦    PROFIL D'EPAISSEUR

C'est l'épaisseur du papier mesurée (micron) sur la largeur ou la longueur du ruban/feuille de papier.

◦    PROFIL DE GRAMMAGE

C'est le grammage du papier mesuré (g/m²) sur la largeur ou la longueur du ruban/feuille de papier.

◦    RACCORD

Jonction transversale d'une bande de papier ou de carton dans le but d'unir les deux bouts de ladite bande séparés par une interruption. Le raccord sert habituellement à obtenir, avec un ruban continu de papier/carton, des rouleaux du diamètre souhaité permettant les opérations successives (couchage, conditionnement, impression).

◦    RAFFINAGE

Traitement mécanique effectué sur la masse fibreuse, dans la suspension aqueuse afin de modifier certaines caractéristiques physiques des fibres. Au contact de l'eau, les fibres de cellulose augmentent de volume et deviennent molles et flexibles.Le traitement mécanique du processus de raffinage, avec les fibres dans cet état (hydratées, gonflées et élastiques), fait que sous l'effet de l'écrasement, phase essentielle du raffinage, elles de défibrisent (fissuration de la fibre avec formation de fibrilles et ramifications) en augmentant ainsi les points de liaisons entre elles. Ces modifications physiques ont pour conséquence une augmentation de la surface spécifique des fibres. En phase de formation de la feuille, les fibres, devenues plus flexibles, s'enchevêtrent entre elles plus facilement et le défibrage augmente la cohésion en obtenant ainsi une feuille de papier plus compacte, et avec de meilleures caractéristiques mécaniques. Le raffinage s'effectue avec des raffineurs à travers des modalités qui dépendent de l'effet que l'on souhaite privilégier : le défibrage ou la coupe. Le raffinage est une opération primordiale car il influe sur toutes les propriétés du papier. Il fait diminuer le volume spécifique apparent, l'opacité et la porosité, mais fait augmenter la résistance à la traction, à l'éclatement et au pliage, la rigidité, la consistance, l'imperméabilité aux graisses, la dureté, etc. Le degré de raffinage se mesure avec des instruments spéciaux appelés raffinomètres.

◦    RAFFINOMETRES

Instrument employé dans l'industrie papetière pour mesurer le degré de raffinage. Il se base sur la mesure de la rétention d'eau de la fibre (Schopper-Riegler).

◦    RAINAGE DU PAPIER
Le rainage (ou rainurage) est une opération qui consiste à creuser un sillon de la largeur de quelques millimètres, pour faciliter le pliage de cartons ou de cartons légers, pour la réalisation de boîtes, albums, etc.

◦    RAME
Paquet de papier en format constitué d'une quantité définie de feuilles de dimensions et grammage égaux. Une rame correspond à 500 feuilles. Pour faciliter la manutention du papier ayant un grammage et un format élevés, il a été établi de ne pas constituer de rame de plus de 21 kg. Par conséquent on confectionne des demi-rames ou des quarts de rame (250 ou 125 feuilles) ou même moins, de façon à ne pas dépasser les 21 kg.

◦    REACTIF
Produit chimique particulier, généralement en solution, servant à repérer la présence de certaines substances dans des composés donnés. L'industrie papetière emploie une multitude de réactifs en fonction des substances à analyser. Un exemple de réactif répandu est la phloroglucine, utilisée pour détecter visuellement la présence de la lignine dans le papier. C'est une solution acide qui colore le bois en rouge.

◦    REBUT
Papier écarté lors de la sélection qualitative. Il peut être réutilisé dans la fabrication d'un papier de moindre qualité.

◦    RENDU D'EPAISSEUR DU PAPIER

Terme indiquant la qualité du papier à avoir une épaisseur donnée par rapport à son grammage. Cf. main du papier.

◦    RESISTANCE A L'ABRASION DU PAPIER
Résistance que la surface du papier oppose au frottement avec d'autres surfaces plus abrasives. Pour la mesure de la résistance à l'abrasion, cf. abrasivité du papier.

◦    RESISTANCE A L'ABRASIVITE SUPERFICIELLE DU PAPIER
Résistance que la masse fibreuse oppose aux sollicitations de frottement sur toute sa surface ou une partie seulement. Cette résistance est très importante pour le papier d'impression car la surface du papier est soumise au tirant de l'encre d'impression (visqueuse). Cette caractéristique se mesure avec des instruments spéciaux en utilisant des encres dont la viscosité est connue (test IGT) ou avec les cires Dennison (pick test).

◦    RESISTANCE A L'ARRACHAGE DU PAPIER

Cf. résistance à la déchirure.

◦    RESISTANCE A L'EAU DU PAPIER

C'est la résistance du papier à la dilatation après son immersion dans l'eau. Cf. gonflement du papier.

◦    RESISTANCE A L'ECLATEMENT DU PAPIER

C'est la pression que le papier supporte avant de se déchirer (éclater) lorsqu'il est soumis à une force agissant perpendiculairement à sa surface. L'instrument employé s'appelle Eclatomètre et il relève la pression nécessaire à la rupture du papier en kg/cm².

◦    RESISTANCE A LA CHALEUR

Qualité du papier à maintenir ses propriétés physico-mécaniques (couleur, résistance, etc.) sous l'action de la chaleur (température de 120-150°C).

◦    RESISTANCE A LA COMPRESSION DU CARTON (ONDULE)

C'est la résistance à une force de compression déterminée jusqu'à l'écrasement des cannelures.

◦    RESISTANCE A LA DECHIRURE DU PAPIER

C'est la force nécessaire pour déchirer une feuille de papier dans une direction donnée. Cette force est la somme de l'effort nécessaire pour rompre les liaisons entre les fibres, uni à celui pour arracher les fibres mêmes.

◦    RESISTANCE A LA DELAMINATION DU PAPIER
Cf. résistance interne du papier.

◦    RESISTANCE A LA PERFORATION DU CARTON

C'est la force nécessaire à un corps pointu pour pénétrer dans le carton.

◦    RESISTANCE A LA TORSION DU PAPIER

C'est la capacité d'un papier à supporter les torsions. Elle se mesure avec un instrument appelé Torsiomètre qui relève le nombre de torsions autour de son axe qu'une feuille de papier tendue sous une charge constante supporte avant de se déchirer.

◦    RESISTANCE A LA TRACTION

C'est la force maximale qu'un papier peut opposer à une traction appliquée aux deux extrémités de la feuille avant qu'elle se déchire. La résistance à la traction dépend essentiellement du nombre des liaisons interfibres présentes dans la masse fibreuse, en plus de la résistance des fibres elles mêmes. C'est une qualité importante pour le papier destiné à l'emballage, le papier d'impression et pour tous les papiers qui subissent des procédés mécaniques de transformation. Cf. charge de rupture et longueur de rupture.

◦    RESISTANCE AU DECOLLEMENT DES COUCHES DU CARTON

Cf. résistance à la délamination.

◦    RESISTANCE AU FROISSEMENT DU PAPIER

Cf. résistance au pliage.

◦    RESISTANCE AU FROTTEMENT DU PAPIER IMPRIME

C'est la résistance que l'imprimé oppose au frottement contre les surfaces avec lesquelles il est en contact. C'est un test spécifique particulièrement indiqué pour les papiers destinés à la réalisation d'étuis et au packaging de prestige soumis au frottement. Pour relever cette résistance on utilise un instrument appelé abrasimètre IGT.

◦    RESISTANCE AU GOMMAGE

C'est la résistance de la surface du papier au frottement d'une gomme ou d'une lame de rasoir. L'un des tests les plus simples consiste à compter le nombre de passages nécessaires à une gomme avant de transpercer le papier examiné.

◦    RESISTANCE AU PLIAGE DU PAPIER
C'est le nombre de plis qu'une feuille de papier est en mesure de supporter avant de se déchirer, qui se calcule avec un pliagraphe .La feuille de papier est placée sous une tension établie et soumise au pliage dans les deux sens, jusqu'à la rupture. De cette façon on calcule le nombre des doubles plis auquel le papier a résisté avant de se déchirer. Cette résistance est influencée par la pâte et son degré de raffinage. La résistance au pliage est importante pour les papiers et cartons légers destinés à être fréquemment pliés comme les cartes géographiques, le papier pour registres, le papier monnaie, les cartons légers destinés à des conditionnements spéciaux (boîtes pour la cosmétique), etc.

◦    RESISTANCE AU VIEILLISEMENT DU PAPIER
Propriété du papier à ne pas se détériorer dans le temps. Les agents physico-chimiques présents dans le papier et dans l'environnement (chaleur, lumière, humidité, variation pH, etc.) provoquent de toute façon une détérioration des composants du papier et en particulier de la masse fibreuse. Cela entraîne une modification des propriétés physico-mécaniques du papier comme le jaunissement, la friabilité, etc.

◦    RESISTANCE AUX CHOCS

Cf. résistance dynamique du papier.

◦    RESISTANCE AUX DOUBLES PLIS DU PAPIER

Cf. résistance au pliage.

◦    RESISTANCE DU PAPIER
C'est l'ensemble des propriétés qui permettent à la feuille de papier de supporter les sollicitations mécaniques à laquelle elle est soumise pendant son utilisation. La résistance du papier dépend des caractéristiques des fibres utilisées et des liaisons interfibres de la masse fibreuse. L'aptitude du papier à l'utilisation est établi par une série de tests mécaniques de laboratoire comme : la résistance à la traction, à la déchirure, à l'éclatement, au pliage, etc. Les valeurs de résistance du papier dépendent de l'environnement hygrométrique dans lequel le papier se trouve, c'est pourquoi les tests doivent être réalisés dans un environnement ayant un taux d'humidité relative et une température standard afin de comparer les résultats.

◦    RESISTANCE DYNAMIQUE DU PAPIER

C'est le pouvoir amortisseur que le papier oppose à la rupture à la suite de chocs rapides et répétés.

◦    RESISTANCE INTERNE DU PAPIER

C'est la force nécessaire pour désagréger la masse fibreuse, qu'elle soit encollée ou monojet. Elle dépend principalement des liaisons interfibres qui se créent pendant la formation de la masse fibreuse, accentuées par le raffinage. L'instrument le plus employé pour mesurer cette force est le Scott Tester (test de délamination).

◦    RETRACTABILITE DU PAPIER
La variation dimensionnelle du papier est inévitable car elle est la conséquence de l'absorption ou de la perte d'humidité de l'environnement dans lequel il se trouve (allongement ou rétrécissement). La rétractabilité dépend de la nature de la pâte, de l'épair de la feuille (plus ou moins fondu) et du raffinage qu'il a subi. Par conséquent, la rétractabilité est moindre chez les papiers issus d'une pâte bois par rapport à ceux issus d'une pâte chimique. Elle est aussi moindre chez les papiers constitués d'une grande quantité de charges minérales, les papiers ayant un volume spécifique élevé et les pâtes peu raffinées. Lors de l'impression, la rétractabilité du papier provoque de graves inconvénients comme le hors registre, car les dimensions de la feuille varient en contact de l'eau et de l'encre.

◦    RETRAIT / RETRECISSEMENT DU PAPIER
Variation dimensionnelle du ruban de papier à la suite de variations hygrométriques. On entend par retrait la variation dimensionnelle dans le sens travers de la machine et par rétrécissement la variation dimensionnelle dans le sens de la machine. La diminution dimensionnelle des fibres, et donc du ruban de papier, a lieu par élimination de l'eau par évaporation (dégonflement), lors du passage dans la sécherie de la machine en continu.

◦    RETRAIT DES BORDS

Inconvénient qui se manifeste sur les rouleaux et/ou les feuilles situés dans un environnement où l'humidité relative est inférieure à celle du papier. En se séchant, les amorces des rouleaux ou les bords des feuilles empilées se retirent. Phénomène contraire à l'allongement des bords.

◦    RIGIDITE DU PAPIER

Qualité du papier à résister à la flexion. La rigidité est un critère essentiel surtout pour les papiers et cartons légers destinés à la réalisation de cartes mécanographiques, de fiches, de chemises, d'étuis, de billets à oblitérer, etc. A cause de l'orientation préférentielle des fibres lors de la formation de la feuille, la rigidité est beaucoup plus importante dans le sens machine, que dans celui travers. L'un des principaux facteurs qui influence sur la rigidité est l'épaisseur. En effet, plus l'épaisseur est élevée et plus la rigidité est élevée. L'humidité nuit à la rigidité. La mesure de la rigidité du papier s'effectue avec des instruments appelés rigidomètres (Taber, L&W, Messmer).

◦    ROGNAGE DU PAPIER

Opération consistant à découper le papier au format souhaité en éliminant l'excès.

◦    ROULEAU COLLATERAL

Rouleau de papier ou de carton dont la hauteur n'est pas celle requise par le client. Si la somme des hauteurs requises par le client, ou par le magasin, est inférieure à la hauteur utile de la machine en continu, on crée un rouleau collatéral. En effet pour des raisons techniques et économiques, on préfère généralement exploiter au maximum la hauteur utile de la machine en continu.

◦    ROULEAU DE PAPIER

Rouleau de papier ou de carton (bobine) enroulé sur un mandrin en carton ou d'un autre matériau.

◦    ROULEAU OVALE

Rouleau de papier ou de carton dont la partie centrale, près du mandrin, a subi un relâchement lors de l'enroulement qui lui a fait prendre une forme conique.

◦    RUBAN DE PAPIER
Terme indiquant le papier à la sortie de la machine en continu ou des machines de transformation lorsqu'il est en bobine (pas coupé en feuilles).

◦    SATINAGE DU PAPIER
Opération consistant à donner au papier un certain degré de lissé ou de brillant. On fait passer du papier au format dans une machine appelée satineuse composée de deux cylindres en fonte superposés et fortement pressés entre eux, entre lesquels on fait passer les feuilles de papier. Cette opération est peu utilisée aujourd'hui.

◦    SAUCE DE COUCHAGE
Mélange composé essentiellement d'un ou de plusieurs pigments minéraux et d'un ou plusieurs liants dissous dans une solution aqueuse.

◦    SCINTILLEMENT

Défaut du papier dû à la présence de particules scintillantes et/ou transparentes clairement visibles en examinant la feuille de papier en contre-jour ou avec une lumière rasante.

◦    SEC ABSOLU

Etat du papier ou de la matière fibreuse parfaitement sèche, qui ne contient donc pas d'eau.

◦    SEC ATMOSPHERIQUE

Etat du papier ou de la matière fibreuse dont l'humidité est en équilibre avec celle de l'environnement. Conventionnellement le sec atmosphérique est établi à 88-90%.

◦    SECHAGE DU PAPIER

Phase de la fabrication du papier pendant laquelle la feuille humide, mais déjà partiellement déshydratée (50% environ) à travers des moyens physico-mécaniques, est complètement séchée par effet de l'évaporation de l'eau résiduelle. Dans la machine à papier, le séchage s'effectue avec des cylindres sécheurs dans la sécherie de la machine. Le séchage peut aussi s'effectuer avec des rayons infrarouges ou un tunnel d'air chaud.

◦    SECHERIE

Dernière partie de la machine à papier en continu où le ruban de papier est déshydraté et séché par évaporation. La sécherie est formée de plusieurs cylindres sécheurs (cf. cylindre sécheur). Pour obtenir un bon séchage du papier, il est important que la température des cylindres sécheurs suivent une courbe dans la sécherie : la température doit être plus basse dans les premiers cylindres sécheurs, lorsque le papier est encore très mouillé, et plus élevée à la fin de la sécherie. Un séchage non graduel du ruban de papier provoque la formation de plis et/ou le soulèvement des fibres et du poussiérage dans les opérations successives. Le séchage doit être uniforme sur toute la largeur de la laize pour ne pas provoquer la formation de bandes humides (cf. bandes humides).

◦    SENS DE FABRICATION DU PAPIER
Cf. sens des fibres.

◦    SENS DES FIBRES

Indique la disposition de la plus grande partie des fibres pendant la fabrication de la feuille. Par effet d'une loi physique, les fibres de cellulose tendent à se disposer parallèlement à la direction de marche de la suspension fibreuse. Dans la feuille de papier on distingue deux sens principaux : le sens « machine » qui est parallèle au sens de formation de la feuille sur la machine en continu et le sens « travers » perpendiculaire à celui de la machine. A travers des mesures particulières, l'industrie papetière arrive à gérer la disposition des fibres pendant la formation du ruban de papier. Dans le meilleur des cas, elle arrive à orienter 40% maximum dans le sens contraire à leur tendance naturelle, soit dans le sens travers. On appelle un papier « carré » lorsqu'il contient un pourcentage élevé de fibres disposées dans les deux sens. Cette distinction trouve origine dans l'anisotropie de la feuille qui fait que beaucoup des propriétés physico-mécaniques du papier ont des valeurs différentes en fonction du sens où elles ont été mesurées. La résistance à la traction et au pliage ainsi que la rigidité sont toujours supérieures dans le sens machine, tandis que la résistance à la déchirure et à l'allongement sont toujours supérieures dans le sens travers. La rétractabilité du sens travers est toujours supérieure à celle du sens machine de la feuille. Pour l'impression, il est important de connaître le sens des fibres du papier afin de réduire au minimum les inconvénients de la rétractabilité du papier. En outre, il est important de connaître le sens des fibres du papier destiné à la réalisation de livres, étiquettes, boîtes, fiches, etc. afin d'exploiter au mieux les propriétés physico-mécaniques des deux sens des fibres. Une méthode pour vérifier le sens des fibres du papier consiste à en couper deux bandes de dimensions égales dans les deux sens, machine et travers. On les laisse pendre librement en les tenant simplement par un bout : la bande qui reste plus soulevée (qui a moins de flexion) est celle qui a été découpée dans le sens de la fibre, l'autre en travers.

◦    SENSIBILITE A L'HUMIDITE DU PAPIER
C'est l'ensemble des modifications que le papier subit lorsqu'il est dans un environnement dont l'humidité relative est différente de celle du papier lui-même. Parmi ces modifications, il y a notamment la variation de la planéité, le cloquage et ou les ondulations.

◦    SFERATURA DELLA CARTA

In francese esiste un solo termine, vedi « speratura » qui sotto

◦    SICCITE DU PAPIER
La siccité représente le pourcentage en masse de matière sèche (fibres et charges en général) contenue dans une feuille de papier, par rapport à la masse brute (matière sèche et eau) de la même feuille.

◦    SIGNET
Bande de papier, blanche ou colorée, que l'on enfile partiellement sur l'amorce d'une bobine pour signaler la présence d'un défaut. Dans la pile de papier en format, il peut indiquer le nombre de feuilles entre deux signets ou un défaut lorsqu'il est d'une autre couleur.

◦    SIZE PRESS

Cf. presse encolleuse.

◦    SOLIDITE A LA LUMIERE DU PAPIER
C'est la propriété du papier à ne pas subir des altérations appréciables de sa couleur lorsqu'il est exposé à l'action de la lumière. La solidité à la lumière est une caractéristique importante des papiers colorés. Il est difficile qu'un papier coloré n'altère pas sa couleur par effet de la lumière, car la lumière détruit, à plus ou moins long terme, les colorants présents dans le papier en en modifiant la couleur. Généralement la solidité à la lumière des papiers colorés dépend principalement de la solidité à la lumière des colorants utilisés et, dans une moindre mesure, de la nature de la masse fibreuse, de la température et de l'humidité ambiantes.

◦    STABILITE A L'EAU
Cf. résistance à l'eau.

◦    STABILITE A LA CHALEUR
Cf. résistance à la chaleur.

◦    STABILITE AU VIEILLISSEMENT

Cf. résistance au vieillissement.

◦    STABILITE DIMENSIONNELLE DU PAPIER
Propriété du papier à ne pas modifier ses dimensions et sa planéité lors des changements des conditions hygrométriques. Cf. rétractabilité et sensibilité à l'humidité du papier.

◦    SUPPORT

Appellation du papier destiné au couchage.

◦    TABLE PLATE
Première partie de la machine en continu formée de la table plate qui s'occupe de la formation du ruban de papier à partir de la suspension fibreuse en provenance de la caisse de tête. L'élément principal de la table plate est la toile de la machine qui est un ruban en métal ou en plastique tissé sans fin qui se déplace à grande vitesse et reçoit le mélange d'eau et de fibres. L'eau s'égoutte à travers la toile formant ainsi le matelas fibreux. Cf. épair de la feuille.

◦    TACHES DU PAPIER
Particules de corps étrangers visibles à la surface de la feuille de nature et de couleur différente. Les taches sont de natures différentes. Nature fibreuse : filaments de fibres, des éclats de bois, des noeuds de fibres, des pastilles de cellulose, des fragments de grumes ou de feuilles. Nature inorganique : résidus de blanchisseur, substances minérales (carbonate de calcium, kaolin, talc, etc.), grains de sable ou particules métalliques (fer, cuivre, bronze, etc.). Nature huileuse-résineuse : taches friables s'il s'agit de colophane ou de matières huileuses, taches gluante s'il s'agit de résine. Nature protéique : amidon de mais, fécule de pommes de terre, caséine, etc. . Enfin il y a les taches de couleur dues au colorant qui ne s'est pas bien distribué dans la pâte. Il est important de connaître la nature des taches pour pouvoir éliminer la répétition de ce défaut.

◦    TEST ABSORPTION ENCRE

Test employé dans l'industrie papetière pour déterminer le degré d'absorption du papier à l'encre à écrire.

◦    TEST D'ECRIVABILITE

Test employé pour évaluer, de façon pratique et rapide, même si empirique, l'écrivabilité du papier avec un stylo à encre.

◦    TOUCHER DU PAPIER

Sensation de lissé velouté que donne le papier en touchant sa surface du bout des doigts.

◦    TRACTION DU PAPIER
Tension à laquelle est soumis le ruban de papier lors des passages dans les différentes parties de la machine en continu. Dans la partie humide, où la masse fibreuse est riche en eau et les fibres sont gonflées et flexibles, la traction génère un allongement important du ruban pendant le passage dans les différentes presses humides. La traction du papier est nécessaire et doit être uniforme sur toute la hauteur du ruban pour éviter le plissage ou la rupture de la feuille encore humide, et donc fragile. Pendant le passage du ruban dans la sécherie, la masse fibreuse perd l'eau par évaporation et les fibres se rétrécissent et raccourcissent en provoquant un rétrécissement et un resserrement du ruban. Dans le sens longitudinal , la tension due à la traction empêche le rétrécissement du ruban. Le resserrement transversal est partiellement réduit par l'adhésion du ruban au feutre. L'effet combiné de ces deux facteurs provoque dans la feuille une forte anisotropie, qui a une influence considérable sur les propriétés physico-mécaniques du papier.

◦    TRANSPARENCE DU PAPIER

C'est la propriété du papier à laisser passer la lumière. En regardant la surface d'une feuille, c'est la qualité ou le défaut de distinguer plus ou moins nettement les sujets imprimés sur le verso de la feuille même. Le papier calque, le papier à dessin transparent ou le papier destiné aux fenêtres des enveloppes sont quelques exemples de papiers qui laissent passer presque toute la lumière qu'ils reçoivent. La transparence se mesure avec des instruments spéciaux qui relèvent le pourcentage de lumière qui traverse la feuille par rapport à une source lumineuse d'une intensité donnée.

◦    TUILAGE DU PAPIER

Déformation intéressant la surface de la feuille de papier, qui a tendance à se replier sur elle-même. Le tuilage est dû à la dilatation/rétrécissement des deux côtés de la feuille par effet de leur taux d'humidité différent. Le tuilage peut aussi être dû à la perte ou à l'absorption différente de l'humidité par les deux faces de la feuille par rapport à l'environnement dans lequel il se trouve.

◦    TYPES DE PAPIER

Classification du papier sur la base de sa composition fibreuse, ses propriétés physiques et esthétiques ainsi que de son application. Cf. papier et typologie de papier.

◦    VARIATION DIMENSIONNELLE DU PAPIER

Variation des dimensions d'une feuille de papier lorsqu'elle est plongée dans l'eau ou placée dans un environnement dont le taux d'humidité relative est différent de celui d'équilibre du papier. Cf. gonflement et rétractabilité du papier.

◦    VELIN
Terme désignant des papiers qui, observés en transparence, ont la surface homogène, sans lignes, filigranes ou marquages particuliers.

◦    VOILAGE DU PAPIER
Déformation intéressant la surface de la feuille de papier, qui tend à gondoler.

◦    VOLUME SPECIFIQUE APPARENT DU PAPIER (V.S.A.)

C'est le volume de l'unité de poids du papier qui s'exprime en cm³/g. Il se quantifie en divisant l'épaisseur du papier, exprimée en microns, par le grammage du papier, exprimé en grammes. Le terme apparent indique le volume spécifique de la masse fibreuse. Le papier a une structure poreuse et son volume spécifique est défini apparent car, en plus du volume spécifique véritable des substances qui composent le papier, il comprend aussi le volume des pores contenus à l'intérieur de la masse fibreuse.

◦    VOLUMINOSITE DU PAPIER
Caractéristique du papier indiquant le rendement en volume d'une quantité déterminée, en poids, de papier. Beaucoup d'imprimés, comme les livres, sont appréciés s'ils sont volumineux, mais avec un poids contenu. Cf. volume spécifique apparent du papier.